Qui suis-je ?

  • : Les échos des Champs de l'Île
  • Les échos des Champs de l'Île
  • : Et oui, c'est moi La Grolle. J'habite au Stade des Champs de l'Île à St Maixent, et je participe du coup à la vie du SASM Rugby ... Si ça vous tente, je vais vous faire partager tout ça, de mon point de vue de corbeau fatigué ...
  • : rugby Sport
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 17:15
Evidemment, il y a retour et retour. Retour de victoire et retour de défaite ne se ressemblent guère. Débordements orgiaques ou sobriété tristounette d’un voyage presque ordinaire, à vous de choisir…

Au rugby, gagner un match à l’extérieur relève bien souvent de l’exploit. Même si vos adversaires sont en théorie plus faibles, le match "à la maison" galvanise, transfigure ceux qu’on croyait sacrifiés d’avance en bêtes féroces prêts à tout pour défendre leur peau. Vertus guerrière venues du fond des âges qui ceignent le terrain de vos hôtes d’épais remparts, le jalonnent de solides donjons et vous promettent 80 minutes de délicates attentions. Dans ces conditions, la victoire, c’est la prise d’une forteresse. Les vaillants conquérants deviennent alors terribles soudards qui veulent piller la cité, violer les bergères et pendre les curés. Entre joie démesurée et sentiment d’être devenu intouchable, le rugbyman victorieux monte dans le car…

La loi barbare

Faut-il préciser qu’auparavant, la petite collation organisée par les bénévoles du club qui reçoit, s’est transformée en véritable orgie. Pâté-croûte et rillettes engloutis en cinq minutes chrono, litrons de blanc siphonnés à la vitesse de la lumière. Les joueurs adverses, humiliés, se tiennent silencieux dans leur coin, mâchonnant leur sandwich et laissant leurs vainqueurs triompher sans pudeur à l’intérieur de leurs murs. Les premiers refrains paillards ne tardent pas à fuser. Vous savez, ces sempiternelles ritournelles qui rythment la carrière d’un joueur, qui parlent de moines dotés de grosses bites, d’étudiants sodomites et autres Marie-salopes qui lèvent allègrement la cuisse. Bref, après deux heures d’un sage goûter arrosé de Banga, la bruyante équipée rejoint le car, non sans avoir déboulonné les deux ou trois pochards qui avaient pris racine près du zinc. Le chauffeur, toujours le même, désigné par sa compagnie comme convoyeur de rugbymen, n’est pas surpris. Il est blindé et sait qu’il dérogera à toutes les règles du métier, qu’il laissera faire, que le véhicule ne lui appartient plus, et qu’on lui demande juste d’arriver à bon port. Les interdictions formelles du genre : on ne fume pas, on ne boit pas sont balayées par la loi barbare.
Comme par magie, il y a toujours dans ces moments là un type qui remonte des soutes un énorme pack de bière à noyer un régiment de légionnaires.

Moment magique : le boulard

Alors ça chante, alors ça boit, et quand on s’arrête pas assez souvent, ça pisse dans des bouteilles d’eau minérale. Exercice délicat qui devient un jeu amusant : bien viser malgré les secousses, ne pas faire déborder la bouteille. Déferlante urinaire contenue vaille que vaille et inévitable festival de gerbe qui s’ensuit. Et la, pas question de trouver une bouteille, mais plutôt un sac plastique qui traîne sous un fauteuil, si possible non troué. Le gerbeur gerbe donc, sans commisération alentour et sans entamer sa bonne humeur puisqu’ après la purge, il se remet à boire et à chanter. Ou pire, à prendre le micro de façon intempestive pour raconter des conneries ou pour se répandre lamentablement en émotions d’ivrogne sur l’amour qu’il porte à cette équipe, à ce club formidable, etc… Et puis vient le moment unique, celui assez puissant qui capte l’attention d’une trentaine de compagnons imbibés : le visionnage du boulard. Quand on a plus rien à chanter, plus rien à boire, il y a toujours un énergumène qui déniche dans la petite vidéothèque du chauffeur un bon vieux porno. Alors au début, tout le monde se marre, on commente, on remet des scènes au ralenti. Et puis viennent ces minutes délectables, hors du temps, où on rigole un peu moins, où les commentaires se font plus sporadiques, et où finalement dans un silence absolu, tout le monde regarde vraiment le film. Les chapiteaux se dressent un par un sous les survêt’… atmosphère lubrique, trop peut-être jusqu à en devenir gênante. Et quand la gêne devient trop palpable, le chahut revient laissant derrière lui cette étrange pause libidineuse.

corb.jpgLa Grolle
Publié dans : Le jeu - Les Joueurs
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 16:11
Dans une bétaillère ou dans un car rutilant à deux étages, les déplacements d’une équipe de rugby marquent durablement la carrière d’un joueur. Toujours les mêmes rituels, les mêmes joueurs de cartes et les mêmes chansons paillardes… Dans le car : l'aller

Quand on joue à l’extérieur, un match de rugby c’est 80 minutes sur le terrain et surtout d’interminables heures de voyage en car. Pour un peu que les types d’en face aient planté leurs poteaux à 400 km de chez vous, ça veut dire départ dans le meilleur des cas à 7h du mat’ pour un retour assuré dans ses pénates à minuit, si on ne traîne pas trop.
Tout commence dans le petit matin blême d’un parking où l’on attend tous les traînards qui ne se sont pas réveillés. Alors certains finissent leur nuit dans le carrosse, et d’autres, complètement vaseux, errent à proximité d’une montagne de sacs de sport qui s’amoncèlent sur le bitume, près des soutes qui ne sont pas encore ouvertes. A cette heure là, les gens ne sont pas très loquaces. On se salue amicalement et on s’évite mutuellement la terrible épreuve des haleines de poney. Car dans l’urgence du réveil, peu ont le réflexe Colgate. Quant à ceux qui ont guinché la veille, fusillés du regard par les entraîneurs, ils s’échouent sur la banquette arrière telle de vieilles épaves.

Les sénateurs tapent le carton
Et puis l’équipage se met en branle comme un seul homme. Le calvaire peut démarrer. D’ailleurs, bien souvent, la gueule que tire les chauffeurs est assez édifiante : le pauvre a tiré le gros lot, quarante rugbymen à convoyer pendant des heures, et en plus un dimanche, jour de repos, quelle poisse ! Il y a d’abord les parrains du groupe, les sénateurs, ceux qui ont assez d’autorité morale pour s’être appropriés les fameuses quatre places autour de la seule table. Ceux-là, imperturbables, jouent aux cartes du début à la fin du trajet, à l’aller comme au retour. Ces spécimens peuvent s’enfiler plus de mille kilomètres dans la journée, en faisant abstraction totale de ce qui les entoure, sans broncher, sans manifester le moindre signe d’impatience. Un véritable îlot de sérénité. Impressionnant.
Le reste émerge peu à peu dans un murmure qui ne tarde pas à s’amplifier. Quelques salopards relâchent avec délectation leur sphincter pour enfumer sans vergogne l’habitacle du car, histoire de réveiller tout le monde. A croire que certains se gavent de cassoulet la veille au soir pour commettre de tels attentats… Les regards se braquent bientôt sur ce qu’il convient d’appeler l’opium du rugbyman en transhumance : l’écran vidéo.

Film de baston à l’aller, le boulard au retour !

Ce public est effectivement particulièrement cinéphile : c’est film de baston à l’aller et film de cul au retour. Dès les premiers râles de Van Damne et les premiers mots d’esprit de Wesley Snipes, le pauvre petit étudiant qui s’était donné bonne conscience en emportant ses cours comprend vite qu’il est temps d’abandonner ses vœux pieux. Lavage de cerveau jalonné de pauses pipi-cigarettes garantit de bonnes dispositions psychologiques avant le combat dominical. L’abrutissement collectif est parfois interrompu par le coach qui discrètement, se glisse sournoisement à vos côtés, échange des banalités navrantes avant d’en venir à ce qui a motivé son intrusion : le match de l’après-midi qui manifestement le tracasse au point de perturber une bonne séance de cinéma. Quel con !
Arrivés à destination, direction le petit bouillon qui attend le troupeau affamé. Il est environ 11h 30, et les sempiternelles crudités sont déjà servies dans les auges disposées en rang d’oignons. A suivre…


corb.jpgLa Grolle
Publié dans : Le jeu - Les Joueurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 00:14
Une fois n'est pas coutûme, je vais vous proposer une lecture qui n'est pas de mon cru.
Je vous livre ci aprés un petit billet d'humeur, envoyé par un gars dont je tairai le nom.
Ce billet a été rédigé avant le match perdu face à La Tremblade.
Il traite de la particularité des déplacements en bus.
Tout au plus pourrais je dire que ce garçon a grandement participé au 11 points marqués par notre équipe ce dimanche ...

Bonne lecture ...
-----------------------------------------------------------------------
Salut la grolle
Sachant que nous sommes en déplacement dimanche et ne voulant être importuné dans le bus par une certaine personne… qui explique l’histoire du mot tennis « c’est un mec qui dit a l’autre tenez et l’anglais qui comprend jamais rien dit tennis …» ça a l’air bidon comme histoire et très approximatif. Donc je préfère lui couper l’herbe sous le pied et lui donner une vraie explication de l’histoire du rugby. Sport qui nous intéresse contrairement au tennis !
Je vous passe l’histoire moyen-âgeuse du rugby avec les hurling over country (1174) qui se pratiquait sur trois à quatre kilomètres et où tous les coups étaient possibles ; déjà que nous, c’est difficile sur 100 mètres, enfin, je crois que notre terrain du champ de l’ile fait 100 m car je n’ai pas pu l’approcher depuis …
1823 Naissance du rugby. Les fils de la haute société (anglaise) rénovent le football. Ce jeu restera profondément empreint de leur sceau, jusqu'à nos jours. La preuve le coach roule en merco. Mais les règles n’étaient pas encore écrites.
Il faudra attendre 1846 pour que les 37 règles qui régissent le rugby soient écrites. Pour plus de renseignements demander à Thierry il y était.
1963 Malgré des modifications de règles. Ceux qui ne disposaient pas de terrain gazonné n’étant pas satisfaits, quittèrent la football association (ça vous donne pas des idées ?? « Viva la révolucion » !).
1871 La rugby Football Union est fondée, fini « croc en jambe » et coup de pied dans le tibia. Mais à voir la mâchoire d’Anthony, certaines modifications ont été oubliées….
1884 Apparition de l’arbitre, on se dit, quelle connerie ! mais quand on sait qu’avant c’étaient les capitaines qui arbitraient… on se dit « ouf » ! Car que ce soit casque rouge, ou James, ils ne connaissent pas les règles, surtout celles de l’en avant… !
Jusqu’en 1886 l’essai ne compte pas, il donne seulement le droit à un essai de transformation d’où son nom. Heureusement…vu l’efficacité de P’tit Ludo… !
1890 Apparition de Seb du nord. Impossible de tricher en touche.
20 fév 2010 : victoire de Saint-Maixent à la Tremblade qui leur permet d’accéder aux phases finales

Signé : le mec qui voudrait pouvoir dormir tranquillement dans le bus.

---------------------------------------------------------------------------

Voilà un beau billet, comme je les aime !!!
Pour ceux qui vouraient l'imiter, n'hésitez pas !
Merci à l'homme qui voudrait dormir tranquillement dans le bus, et ... BENOIT, TA GUEULE !!!!!!

corb.jpgLa Grolle
Publié dans : Vie du Club
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 00:01
Et oui, rageant !!!
Pourquoi leur avoir laissé le match en seconde période ?
Les maritimes n'en demandaient pas tant !

Une bonne première mi temps, équilibrée, mais de belles dispositions des St Maxentais.
Malgré quelques fautes de main, on colle au score, 1 drop du demi d'ouverture d'un jour, Cédric, et 1 essai de p'tit  Ludo, en contre, fidèle a son habitude, slalom désordonné dans la défense adverse, et hop, essai !
Ajoutons à cela une pénalité du même Ludo, et on tourne à 13-11 aux citrons.

En revanche, une deuxième mi temps au cours de laquelle nous retombons dans nos travers, des ballons perdus sur les rucks, ou rendus par les 3/4 sur un jeu au pied approximatif, des en avant à profusion et des ballons portés anesthésiés par la qualité des Trembladais.
Bref, 2 essais de plus pour les éleveurs d'huitres, rien pour nous, pour un score final de 25-11.

Rien à dire sur l'ensemble du match, de l'envie de part et d'autre, mais de meilleures dispositions techniques chez nos adversaires. Dommage pour aujourd'hui, mais retenons la leçon pour la réception de Jonzac.

Bon rétablissement à Jérémy, K-O pour son 1er match avec nous, et à Julian Di Uiroula, entordu de la cheville !

Soyons nombreux cette semaine aux entraînements pour bosser aussi bien que vendredi ...
Et la victoire viendra d'elle même dimanche prochain.

corb.jpgLa Grolle
Publié dans : Les Matchs - Communauté : Les rugbymens
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 23:25
Poireau du match de Saintes, le coach, Alain ...
Pourquoi ?? Sais pas, ai rien vu de bien cocasse au cours de ce match ...
J'ai même pas envie d'en rire ...

22279_1340255914271_1467375798_916279_4412907_n.jpg



Des 18 gars sur le terrain, aucun ne méritait de poireau.
Mais ça n'est que mon avis de piaf ...
corb.jpgLa Grolle
Publié dans : Distinction du Poireau d'or
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés